John Textor, propriétaire de l'OL
John Textor, propriétaire de l’OL (Photo by JEFF PACHOUD / AFP)

L’OL voit enfin les conséquences de la DNCG sur son mercato

Une semaine après le deuxième oral non concluant, l’OL voit les conséquences de la décision de la DNCG. Des dossiers en stand-by pour recruter et des courtisans qui jouent la montre.

Tout était trop beau pour que cela se passe comme sur des roulettes. Malgré la décision de la DNCG d’encadrer la masse salariale de l’OL ainsi que de valider les montants des transferts, le club lyonnais avait réussi à signer Skelly Alvero et Clinton Mata en 48h pour 10 millions d’euros. Le tout sans vendre un joueur. Il y avait de quoi avoir le sourire entre Rhône et Saône après un premier mois de mercato des plus calmes.

C’était même à se demander si l’OL avait intérêt à faire appel de la sanction de la DNCG face à une telle activité. La question se pose toujours en interne puisque le club n’a plus que quelques heures pour se positionner. Jeudi dernier, Santiago Cucci, futur président exécutif du club, avait assuré vouloir aller plus loin car "j’ai envie que nous respections le travail phénoménal des équipes, nous avons sept jours pour faire appel. La situation n’est pas difficile, elle est injuste."

S'exposer à des sanctions plus lourdes ?

Afin d’être sûr d’avoir le dossier le plus bétonné possible, l’OL va attendre le dernier pour faire appel ou non, mais il sait qu’il peut s’exposer à des sanctions plus élevées. En choisissant un "simple" encadrement, la DNCG a statué l’une des décisions les plus minimes pour un club. Si l’OL n’apporte pas le fameux argent frais (50M€) réclamé par le gendarme financier et reste campé sur ses positions, notamment celle d’une future vente d’OL Reign qui rapportera forcément de l’argent, il s’expose par exemple à une possible interdiction de recrutement…

L’OL ne veut clairement pas en arriver là, mais voit depuis quelques heures les conséquences qu’a pu avoir une décision même réduite de la DNCG. Quand tout allait bien en fin de semaine dernière, la roue a tourné depuis, comme si l’instance avait vu d’un mauvais œil ces recrutements dans la foulée de sa décision. L'OM avait eu bien moins de difficultés sur son mercato 2021 quand il avait également subi un encadrement. Le dossier Renato Tapia est en stand-by et pourrait bien capoter au fil des heures. L’arrivée du Péruvien est pour l’instant bloquée par la DNCG et rien ne laisse penser que les choses vont s’arranger. Cette situation pousse légitimement l’OL à se poser la question de l’appel. Les mains liées après seulement une semaine, le club peut-il se permettre un tel statu quo jusqu’à la fin août ?

Une décote temporaire des joueurs lyonnais

Il pourrait bien y avoir une vente de joueur, mais là encore, l’OL subit ce qu’il redoutait le plus. Voir une décote de ses éléments et donc l’incapacité à faire jouer la concurrence. D’après L’Équipe, le RB Leipzig l’a bien compris et se serait mis à jouer la montre après sa première offre refusée pour Castello Lukeba. La méthode n’est pas forcément la plus loyale. Cependant, chacun voit midi à sa porte et les clubs intéressés sont forcément conscients que l'OL a besoin d'argent frais rapidement si la stratégie repose sur des ventes.

Le club lyonnais assure que ce n'est pas le projet, mais on ne peut pas vraiment fustiger l’attitude des Allemands qui, malgré un bon pactole touché depuis six mois avec les (futures) ventes de Nkunku, Szoboszlai et Gvardiol, souhaitent faire l’économie de quelques millions d’euros. Plutôt optimiste dans le fait d’avoir un dossier et des éléments qu’il considère comme solide pour faire appel et donc ne pas se laisser faire pour le premier passage de Textor devant l'instance, l’OL se retrouve malgré tout dans une impasse qui n’est pas sans conséquence sur le futur estival sportif du club.

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